Charles Maurras, (1868-1952)

Journaliste, écrivain, essayiste et homme politique français.

Provençal influencé par la pensée de Mistral, puis sensible aux idées de Barrès, de Renan et d’A. France, il exprima, par son amour pour la Grèce antique, le culte de l’ordre et de la raison.

L’avenir de l’intelligence et Antinéa sont des méditations sur l’activité humaine face à la mort politique identifiée avec la démocratie ou la mort de l’art, c’est-à-dire le romantisme. Ce néo-classicisme, illustré par les poèmes de La Musique intérieure explique l’adhésion de Maurras à l’école romane de Jean Moréas.

Son Enquête sur la monarchie (1900), venant après l’affaire Dreyfus, inaugura le mouvement Action Française dont il fut le principal animateur, entouré de Léon Daudet, Jacques Bainville et Maurice Pujo. Outre Léon Daudet et Jacques Bainville, Maurras compta parmi ses soutiens des intellectuels comme Georges Bernanos, Jacques Maritain, Thierry Maulnier, Philippe Ariès, Raoul Girardet et la droite littéraire de l’après-guerre (Roger Nimier, Jacques Laurent, Michel Déon, Antoine Blondin) en fut proche.

Avec plus de dix mille articles publiés entre 1886 et 1952, il fut le journaliste politique et littéraire le plus prolifique de son siècle.

Il défendit le royalisme et le nationalisme intégral et acquit une influence considérable sur la partie la plus conservatrice de la bourgeoisie française jusqu’à la mise à l’index, en 1926 par Pie XI, de certaines de ses œuvres. Rome également condamna la lecture du journal L’Action française. Cette condamnation du pape fut un grand choc pour bon nombre de ses partisans, qui comprenaient un nombre considérable de membres du clergé français, et causa un grand préjudice à l’Action française. Elle fut levée cependant par Pie XII en 1939, un an après que Maurras fut élu à l’Académie française. Son soutien au régime de Vichy lui valut d’être condamné à la réclusion criminelle, mais il fut gracié peu de temps avant sa mort.

 

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